www.alcoobase-rhone-alpes.org

Contactez-nous

Plan du site
Les actualités "alcool"La lettre AlcoobaseLes chiffresL'organisation de l'alcoologieL'organisation de l'alcoologieLes liensLes partenaires d'AlcoobaseLes partenaires d'Alcoobase


Le dispositif médico-social spécialisé en alcoologie

Les Centres de soins d’accompagnement et de prévention en addictologie (CSAPA) :

Le dispositif médico-social évolue avec la mise en place des CSAPA qui fusionne le cadre juridique des anciens CCAA et CSST. Le projet de décret prévoit que les CSAPA prennent en charge les personnes en difficulté avec les substances psychoactives, quelles que soient ces substances (licites ou non, y compris tabac et médicaments détournés de leur usage) et les personnes présentant des addictions sans substance dont le jeu pathologique.

Ils ont pour mission :

  • l’accueil, l’information, l’évaluation médicale, psychologique et sociale et l’orientation de la personne ou de son entourage,
  • la réduction des risques associés à la consommation de substances psychoactives,
  • la prise en charge médicale, psychologique, sociale et éducative :
    • diagnostic
    • prestations de soins
    • accès aux droits sociaux
    • aide à l'insertion et à la réinsertion

Les CSAPA peuvent être généralistes ou spécialisés sur l’alcool, ou sur les drogues illicites.

Les CSAPA peuvent fonctionner en ambulatoire et/ou avec hébergement. En effet, l’accueil et le traitement avec hébergement peuvent constituer dans certaines conditions et pour certains patients une étape de la trajectoire de soins. 

Les CSAPA peuvent participer à des actions de prévention, de formation, de recherche en matière de pratiques addictives.

Le dispositif hospitalier
La filière hospitalière assure la coordination des soins tout au long du parcours hospitalier des patients et prépare le projet thérapeutique individualisé après la sortie, avec les intervenants du secteur médicosocial et libéral.
Elle est composée des structures suivantes :

  • consultation,
  • équipe de liaison et de soins en addictologie,
  • hôpital de jour,
  • lits d’hospitalisation complète pour sevrages simples,
  • lits d’hospitalisation complète pour les soins résidentiels complexes,
  • et un accès aux soins de suite et de réadaptation orientés en addictologie.

Les patients présentant des conduites addictives doivent pouvoir bénéficier, selon la gravité de leurs troubles, d’un dispositif gradué en trois niveaux :

LE NIVEAU I : niveau de proximité
Le niveau 1 permet d’assurer les réponses de proximité, y compris les sevrages simples. Il comporte :

a) des consultations hospitalières d’addictologie
Structures de première ligne dans le suivi ambulatoire, spécialisées en addictologie, elles sont des lieux d’accueil, d’écoute, d’évaluation et d’accompagnement des patients présentant des conduites addictives. Elles travaillent en partenariat avec un service d’hospitalisation capable de réaliser des sevrages simples.

b) des équipes hospitalières de liaison et de soins en addictologie
Elles assurent :
- des interventions spécifiques dans les services de l’établissement : actions de sensibilisation, d’information et de formation auprès des professionnels de santé, prévention secondaire et tertiaire dans les services d’hospitalisation.
- des actions en liaison avec les partenaires extrahospitaliers.

c) des services d’hospitalisation permettant de réaliser des sevrages simples
Ils sont le plus souvent situés dans le système de soins généraux (médecine interne, médecine polyvalente, hépato-gastroentérologie et/ou psychiatrie…) disposant d’une équipe formée à l’addictologie.
Ces services servent également de référents notamment pour les structures des urgences.

LE NIVEAU II : niveau de recours
Niveau spécifiquement addictologique, il comprend des structures bénéficiant de personnels formés à l’addictologie et proposant des prises en charge spécialisées à des patients posant des problèmes particuliers.

Les structures ou unités d’addictologie, de prise en charge aiguë
Elles doivent pouvoir prendre en charge l’ensemble des problèmes posés par les patients, qu’il s’agisse de la conduite addictive elle-même, de ses complications somatiques, psychiatriques et/ou des comorbidités associées. Par rapport aux structures de niveau I, elles comprennent en plus :
- une hospitalisation de jour qui permet un accompagnement médical, psychologique et social similaire à celui proposé lors d’une hospitalisation dans un service spécialisé en addictologie tout en maintenant les patients dans leur environnement. L’hospitalisation de jour constitue une alternative à l’hospitalisation temps plein ou un relais de celle-ci.
- une hospitalisation complète pour sevrage et soins résidentiels complexes.

Ces structures d’addictologie accueillent les patients les plus en difficultés, du fait de la sévérité de la dépendance, de la gravité des troubles somatiques, neuropsychiatriques et cognitifs. Elles permettent une évaluation et un bilan addictologique somatique, social et psychiatrique approfondis dans le cadre d’un projet de soins et de prise en charge globale. Elles proposent également des soins addictologiques spécifiques tels que des thérapies de groupe, des psychothérapies individuelles, la possibilité de thérapie familiale ou de couple.

Les soins de suite et de réadaptation addictologiques (SSR) orientés en addictologie
Les soins de suite et de réadaptation sont intégrés au niveau II de recours et constituent une étape importante de la prise en charge résidentielle des patients après les soins aigus pour consolider leur abstinence. Ils proposent un projet thérapeutique médico-psycho-social où la réadaptation est un objectif essentiel. Il est également souhaitable que certains SSR puissent prendre en charge des patients dont les troubles des fonctions cognitives sont au premier plan.

NIVEAU III : Centre d’Addictologie Universitaire Régional
Le centre régional est doté des mêmes moyens que les structures de niveau II (unité d’addictologie, hospitalisation complète pour sevrages simples et soins résidentiels complexes, hospitalisation de jour), ce qui lui permet de proposer les mêmes prises en charge que ces dernières. Il travaille en partenariat avec les deux autres niveaux et les réseaux de santé dont il fait partie.
Par ailleurs, ce centre constitue un niveau de référence régional addictologique en assurant la coordination de l’enseignement, de la formation et de la recherche. Il assure une véritable interface entre la clinique et la recherche fondamentale.

Les Réseaux de santé
Les missions des réseaux de santé :
 - La coordination professionnelle du soin reste la mission centrale du réseau, qui ne doit pas assurer de soins directs aux patients ni se substituer aux actes de prise en charge du dispositif en addictologie.
- Le réseau met en œuvre des moyens d’aide à l’amélioration des pratiques professionnelles par l’élaboration de protocoles des soins (repérage précoce et intervention brève, protocoles de sevrage ambulatoire). Le réseau élabore, utilise et diffuse des référentiels de prise en charge et évalue régulièrement leur pertinence .
- Le réseau soutient les actions de prévention primaire, éventuellement en lien avec le centre d'information et de ressources sur les drogues et la dépendance régional (CIRDD), mais il n’a pas vocation, en tant que tel, à organiser et structurer cette action. Il assure la coordination de la prévention secondaire et tertiaire.
- Il participe aux actions de formations : formations-actions type repérage précoce intervention brève (RPIB), formations-coordinations, formations généralistes et multidisciplinaires…
- Il développe des outils de communication.

Les associations d'anciens malades
Les associations, mouvements et groupes d'anciens malades sont nombreux en France. D'origine variée et de taille variable, ils mettent en œuvre des moyens parfois très différents pour atteindre leur objectif, a priori commun et fondateur, qui est d'aider les buveurs dépendants à devenir et à rester abstinents.
Il existe également un certain nombre de mouvements corporatifs et d'associations liées à des entreprises (SNCF, La Poste, France Télécom, EDF-GDF, etc...) qui fonctionnent de manière relativement discrète par rapport à l'extérieur. Certains mouvements ont ouvert et gèrent des centres de soins (post-cures) ou de réinsertion. Ils peuvent intervenir au sein des hôpitaux, des cliniques et des CCAA, et développent par ailleurs une activité de prévention.

 


© 2004 - ORS
Adresses | Actualités | La lettre | Chiffres | L'organisation | Programmes régionaux | Partenaires | Liens | Contact | Plan