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Alcool et sécurité routière

Quelques définitions :
- Tués : victimes décédées sur le coup ou dans les trente jours qui suivent l’accident
- Les accidents avec alcool sont ceux dans lesquels au moins un des conducteurs impliqués a un taux d’alcoolémie positif.
- Les accidents sans alcool sont ceux dans lesquels l’ensemble des conducteurs a un taux d’alcoolémie inférieur au taux maximum autorisé
- Les accidents avec alcool et les accidents sans alcool forment les accidents au taux
d’alcoolémie connu

Les accidents mortels avec alcool

Présence d’alcool = tués dans les accidents avec alcool (0,5g et plus) / tués dans les accidents à taux d’alcoolémie connu

Présence d'alcool
(2001-2005)

Ain
30,6 %
Ardèche
32,5 %
Drôme
33,7 %
Isère
28 %
Loire
24,9 %
Rhône
26,6 %
Savoie
35,7 %
Haute-Savoie
37,4 %
France
28 %

Sources : ONISR, fichier national des accidents

Un problème de connaissance de l’alcoolémie

Lorsque les forces de l’ordre arrivent sur les lieux d’un accident de la circulation, elles doivent contrôler l’alcoolémie de tous les conducteurs impliqués et le cas échéant des piétons. Pour les personnes tuées sur le coup ou grièvement blessées, le dépistage et la mesure du taux d’alcoolémie se font par une prise de sang.
Pour les indemnes et les blessés légers, on procède principalement par éthylotest. Une prise de sang peut être réalisée pour avoir confirmation du résultat de l’éthylotest. Nous ne connaissons pas toujours l’alcoolémie du ou des conducteurs impliqués. Les raisons en sont diverses. La prise de sang a été effectuée mais, au moment de renvoyer le bulletin d’analyse d’accident corporel (BAAC), les résultats ne sont pas connus par les forces de l’ordre. Il est aussi possible que le conducteur refuse de réaliser le test d’alcoolémie (cas assez rare). Enfin, la gravité de l’accident est telle qu’il est parfois impossible de réaliser une prise de sang.

Alors qu’en 2004, les indéterminés représentaient de 23,4 % pour les accidents corporels et 43,5 % pour les accidents mortels, en 2005 après la vérification des données, ils n’étaient plus que de 21,3 % pour les accidents corporels et de 11,7 % pour les accidents mortels. Il apparaît donc que l’alcool est mieux suivi dans les accidents mortels que corporels, mais que pour les raisons évoquées plus haut (impossibilité de prise de sang et résultat non connu) sa connaissance nécessite un certain délai : l’augmentation des délais de collecte a fortement amélioré la connaissance de l’alcoolémie.

MAJ : juin 2007


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